19 octobre 2009
Carnaval

Fait d'après photo
Anita Baños Dudouit
17 octobre 2009
L'Enfant Littéraire
Passeur d’imaginaire.
Sur les ailes du Temps, je captive, emporte, transporte.
Entre passé et avenir, je chemine oubliant le présent.
Receleur de souvenirs dérobés,
né d'amour de papier et d'encrier,
je croîs sous la plume malhabile.
Orgueil de rêves évanescents et nostalgiques que l'irréel rend tenace et tragique,
des limbes de ta pensée, on m’expulse.
Traqué inlassablement par la rature vengeresse.
Sur la trame immaculée se tissent les mots,
chantent les couleurs.
Ma fragile existence reste précaire.
Par les pleins et les déliés, se hument les ambiances.
Sur la lande ventée d'Emily Brontë,
frissonne le promeneur passionné.
Avec panache et brio, de sa tirade impudente
Cyrano soufflète et pourfend le mécréant.
Sur le sable brûlant des arènes
chères aux coeur d'Hemingway,
volète la cape de Manolète.
De l’inspiration, je dévide l'écheveau des phrases,
Que tisse le stylo.
Je me pare de prose,
arbore un style riche, lyrique ou tragique.
Au toucher, je procure des sensations satinées ou glacées.
A l'effeuillage, j'exhale l'odeur inviolée de ma virginité.
A moins que mes entrailles séculaires ne recèlent un subtil encens de grimoire.
Captiver, intriguer, ironiser,
pérorer comme un vilain cabotin,
c'est là mon destin !
A la parole, j'ai à jamais dérobé l'auréole.
Echappant à mon créateur,
ma liberté durement acquise,
à la devanture, j'attends l'âme sœur.
Hasard d'une rencontre que par avance je bénis.
Je ne m'impose pas, je séduis !
Honni, vénéré, loué ou critiqué,
j'ignore l'indifférence.
Manipuler l'esprit attise la fureur autour de moi.
Des lauriers de la gloire, ma puissance fait frémir
et me livre sans surseoir au bûcher de la haine.
J'inocule des plaisirs solitaires,
façonne l'inculte,
suscite des vocations,
provoque d'inoubliables rencontres.
Braver le grand Maître du Temps et survivre au néant est ma volonté de papier.
Facétieux, j'obsède le lecteur impénitent, jouet complaisant, que je mène à ma fantaisie.
Suspendu à ma prose, il perd son identité.
Héros aux multiples facettes,
d'aventure en aventure,
il garde des bleus à l'âme et d’indélébiles cicatrises.
Oubliant toute dignité, il trépigne, s'impatience, triche lorgnant un oeil sournois vers la fin de l’histoire.
Bon joueur, j'apaise sa transe de détective amateur et élucide tous les mystères.
Ses baillements m'offensent,
Ses pleurs, ses rires me réjouissent
M'étioler dans une vitrine poussièreuse ou sur un rayonnage inaccessible est mon humble destinée.
La curiosité mon allié, me refait une beauté.
Et, je renais au creux d'une main,
Encore une naïve victime,
qui n’échappera pas à mon pouvoir occulte !
15 octobre 2009
Matin Brume
Format 34 x 24 cm JUIN 2009 Pour contacter l'auteur Gérard NIcolle
13 octobre 2009
Souvenirs d'Automne
Aquarelle Format 39 x 30 cm Mars 2008
Pour contacter Gérard Nicolle
11 octobre 2009
Voyage en Désir
Mon désir ne tenait plus
Qu’à une ultime bretelle
De ta chemise de nuit.
Ma sève déjà en éveil
L’entraînant à onduler
Dans les moites profondeurs
De ses méandres soyeux.
Mes paumes enlaçant ta nuque
Ma joue effleurait la tienne
Le lobe de ton oreille
Prisonnier entre mes lèvres
Fit frissonner tous les plis
De ton velours déclinant
De soupir d’aise en frisson.
Deux grenades fières et mures
Vinrent cogner à ma poitrine
Et nos deux cœurs ne battirent
Plus qu’une unique chamade.
Ton regard devint de braise
Dès que mes baisers sombrèrent
Dans la vallée de ta gorge.
Un chapelet de longs baisers
Dériva en pèlerinage
Vers le verger des douceurs
Dont tu m’as élu gardien.
Mangue et fruits de la passion
Récompensèrent à l’étape
Ma secrète exploration.
Précieux pays de ton corps
Où voyagent impénitents
Les hommages de ma ferveur
Dévotion de lèvres en lèvres
De collines à peau de soie
En vallons ou l’on s’attarde
Tant ma tendresse s’égare.
Jeanmarime
09 octobre 2009
Expo Photos et Peinture
Petit rappel
C'est pour Demain !!!
Bonjour à toutes et à tous,
ce sera avec plaisir
que je vous accueillerai
au cours de cette exposition,
dont je vous indique dès à présent les dates :
10 et 11 Octobre 2009
Ce sera dans la
grande salle polyvalente de Grésy sur Aix.
Bien sûr certains sont très loin de Grésy et ne pourront pas venir.
Alors, pour celles et ceux qui ne sont pas passé récemment sur mon blog, vous pouvez visualiser les photos (pas encore les tableaux) en cliquant sur
EXPOSITION PHOTOS ET PEINTURE
les 10 et 11 OCTOBRE
Plan d'accès
Dominique
Je vois
Je vois la nuit
qui pleure, qui rit
quand elle
s'assombri
Je vois le jour,
qui fait la cour
avec son sang impur
Je vois le rire
mourir à petit
feu, rire
et partir
Je vois toi
qui
m'aime
en tandem
Je vois la tristesse
qui s'en va avec Tess
et qui me
laisse
Je vois l'amour
qui s'attache au petit jour
et qui revient pour faire l'amour
23 septembre 2009
Soleil de la nuit
L'haleine de la nuit de son long souffle ombré,
Eteint sournoisement un couchant vaporeux ;
Alors, loin, disparaît sous le regard des cieux
Les crêtes dentelées au sommet ciselé.
Un silence obscur, noir, doux et mélancolique
Recouvre champs et prés, monts, coteaux et vallons,
Puis, envahit soudain comme un long frisson
Villages et hameaux qui s'endorment, apathiques.
Le soleil de la nuit, ce lumignon céleste,
Pâle, aux rayons d'argent, lentement se profile
Et prends de la hauteur, suspendu, immobile,
Ressemble maintenant à un joyau modeste.
Des éclats de clarté illumine pourtant
Un lac aux eaux sombres ; des rides argentées
Au gré de la brise scintillent, agitées.
Puis, la nuit se passe jusqu'au soleil levant.
L'aurore naissante fait chanter ses couleurs,
Le bleu, rouge et vermeil s'en donnent à coeur joie,
Le soleil s'élève, puis s'éclate et flamboie
Inondant le matin de rayons salvateurs.
21 septembre 2009
Au square Bir Hakeim…

Dans un square de Perpignan,
Je prends place sur un banc,
Lequel est déjà occupé,
Par trois seniors bien éveillés.
Le plus près de moi c’est Prosper,
Manchot, souvenir de guerre.
Ensuite, se trouve Galik,
Fringué comme un as de pique.
Enfin Léo, au bout du banc,
Coiffé de son canotier blanc.
Ils sont quatre habituellement,
A se retrouver dans ce square.
Suite à un petit accident ,
Il manque le vétéran, Oscar .
Sachant que c’est en pédalant
Qu’il se déplace très souvent,
Ils ont cru évidemment,
Qu’en vélo il avait chuté.
Alors qu’en toute vérité,
C’est de son lit qu’il est tombé.
Bien bizarrement c’est arrivé
Et le trio de commenter :
- Oscar, il s’en souviendra longtemps,
Du jour de ses quatre vingt dix ans -
- Ah pour sûr ! c’était minuit,
Quand il a chuté de son lit !
- Ouè en faisant des galipettes
Pour épater sa jeunette !
- Oh ! il ne faut pas trop pousser,
Elle a soixante ans bien tassés !
- Dis Léo, t’es sourd comme un pot,
Ton casse-pieds vient de sonner !
- Bon diou j’entends pas bien, allo !
Ah Oscar ! nous causions de toi,
Tout juste à l’instant et crois moi,
C’est certain, on est tous peinés.
Quoi ? tes infirmières sont bien gaulées ?
Ah non ! tu vas pas recommencer ?
En attendant notre visite,
Ben tes bêtises, tu les évites !
Ils sont allés rejoindre leur bistrot,
Où ils n’ont pris qu’un apéro,
Sans y faire leur traditionnelle belote
Sapristi, vivement qu’il revienne leur pote !
Alain Doyeux
Son blog
19 septembre 2009
Les Valises
Alité dans l’attente morbide d’une fin totale.
Le regard
livide sans expression humaine.
Chambre glaciale, odeur malsaine,
disgracieuse.
L’appel tragique, un silence étouffé, personnel.
On
offre la prière, s’agenouiller humblement.
L’impossible à accepter, sensation
d’étouffement.
Sortir, solution espérée, un papa à l’agonie.
Le désir
d’alléger cette peine incroyable, effroyable.
Ce couloir aux couleurs
mesquines, révoltantes.
S’éloigner vitement puis une voix impersonnelle
:
« Monsieur, vous oubliez les valises, Monsieur! »
Comment répondre à une
telle insulte injustifiée?
Saisir le téléphone, rejoindre maman,
absolument
Puis lui dire l’inconcevable, le noir non accepté.
Raccrocher
le combiné, partir vraiment
Et oublier surtout les maudites
valises.
André, épervier
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